En Europe, le train peut l’emporter sur l’avion… à condition qu’il soit libéralisé
On entend de plus en plus souvent en Europe que le train doit remplacer l’avion sur les trajets européens. Pour y parvenir, certains proposent d’augmenter les taxes sur l’aviation, de limiter les vols ou d’interdire certaines liaisons aériennes. C’est une erreur de stratégie. Si le train veut réellement devenir compétitif face à l’avion, il doit d’abord devenir meilleur que lui : plus rapide, plus fréquent, plus fiable, plus confortable et surtout plus compétitif en matière de prix. Et l’expérience récente de plusieurs pays européens montre que le meilleur moyen d’y parvenir n’est pas de protéger les opérateurs historiques, mais au contraire d’ouvrir largement le marché à la concurrence. L’exemple allemand est particulièrement révélateur. Alors que l’image traditionnelle voudrait que les chemins de fer allemands soient parmi les plus performants d’Europe, le réseau de la DB est aujourd’hui confronté à de graves difficultés : infrastructures vieillissantes, retards, bureaucratie et org...