Le 3e acteur
COMAC a ravivé les inquiétudes de Boeing et d’Airbus au Salon aéronautique de Singapour. L’avionneur chinois ne cache plus son ambition : ébranler, voire remettre en cause, le duopole qui structure l’aviation commerciale mondiale depuis des décennies. Appuyée par l’État chinois, l’entreprise dispose de moyens considérables pour y parvenir. Reste que la construction aéronautique demeure l’une des industries les plus complexes au monde. COMAC n’a d’ailleurs pas été épargné par les difficultés inhérentes à toute montée en puissance industrielle. Retards, défis technologiques et contraintes de production ont jalonné son parcours. Mais à Singapour, en ce début février 2026, le climat a changé. Là où les fournisseurs occidentaux se sont montrés en retrait, le constructeur chinois a occupé le devant de la scène. L’entreprise y a exposé quatre appareils et multiplié les annonces révélatrices d’un net changement de rythme. Une commande de six avions est venue renforcer sa crédibilité comm...