Quand les droits de douane deviennent des instruments politiques : Boeing en profite, mais à court terme seulement
Sous l’ère Trump, les droits de douane ne sont plus de simples outils fiscaux : ils se transforment en leviers politiques. Le retour du président américain a bouleversé les équilibres commerciaux mondiaux en multipliant les surtaxes punitives sur ses partenaires, utilisées comme monnaie d’échange pour obtenir des contreparties. Au premier rang : l’achat d’avions Boeing. Le résultat est clair : Boeing, pourtant englué dans des problèmes industriels, voit son carnet de commandes se remplir à vitesse supersonique. Qatar Airways a signé pour près de 100 milliards de dollars, le Japon a multiplié ses acquisitions de 787 Dreamliner pour calmer Washington, et même la Pologne ou l’Arabie saoudite se prêtent à ce jeu d’échanges bilatéraux. Lufthansa s’y met aussi : sa commande de 21 milliards de francs pour une centaine d’avions Boeing pourrait transiter par la Suisse, afin de réduire artificiellement le déficit commercial américano-helvétique et réduire le montant des nouvelles surta...