Guerre au Moyen-Orient : le ciel se ferme, les compagnies aériennes vacillent
Les représailles de l’Iran à l’attaque aérienne lancée contre lui par les États-Unis et Israël le 28 février ont pris la forme de frappes de missiles et de drones, visant non seulement Israël, mais aussi plusieurs pays du Golfe persique. Outre des installations américaines dans la région, les principaux aéroports des Émirats Arabes Unis, à Dubaï et à Abou Dhabi, ont également été touchés. Face aux risques pesant sur l’aviation civile, l’espace aérien a été fermé dans une grande partie de la région. En s’en prenant aux infrastructures aéroportuaires, Téhéran semble chercher à infliger à ses voisins des dégâts économiques autant que matériels. L’Iran mesure parfaitement l’importance stratégique du transport aérien pour les Émirats Arabes Unis, où sont basées Emirates et Etihad Airways, ainsi que pour le Qatar, siège de Qatar Airways. Pour les autres compagnies, la fermeture de l’espace aérien constitue un contretemps supplémentaire et coûteux : nombre d’entre elles avaient déjà dû modi...