Pearl Harbor sur Léman

La Tribune de Genève du 26 octobre consacre sa page 3 à notre Aéroport. On y apprend l’état désastreux dans lequel il se trouve avec un risque de pertes qui pourrait avoisiner les 200 millions, soit près de la moitié de son chiffre d’affaire. On comprend ainsi mieux les risques qui pèsent sur l’emploi des 11’000 collaborateurs du site. On y découvre également qu’en 2019, le bruit a considérablement diminué, alors que le trafic n’était pas encore affecté par la pandémie.
Et pourtant ! Face à cette réalité des plus dramatiques, il semble que le canton entende lui consacrer une « fiche climat » qui péjorerait tellement la bonne marche de notre Aéroport que cela mettrait en péril la pérennité de la Genève Internationale ainsi que la présence de toutes les entreprises exportatrices de l’Arc Lémanique qui dépendent de la qualité de la desserte aérienne.
Ajoutons à cela que le canton n’a pas renoncé en 2020 au versement de 42 millions du bénéfice 2019, alors même que l’aéroport est au bord du gouffre !
Au train où vont les choses, on serait tenté de qualifier le traitement infligé au principal atout de nos conditions cadre, moteur de notre prospérité et acteur indispensable de la reprise économique souhaitée par toute la Suisse romande de véritable Pearl Harbour !
C’est un comble lorsque l’on sait que notre Aéroport génère plus de 4 milliards de valeur ajoutée, représente 33’000 emplois et a engendré plus de 200 millions de recettes pour le canton de Genève en 5 ans, tout en accueillant en 2019 plus de 4’000 visites protocolaires au bénéfice de la Genève internationale.Ce n’est pas ainsi que l’on sauvera nos PME actives dans le tourisme, l’exportation ou l’événementiel. Elles crient à l’aide ! Il est grand temps pour le Conseil d’Etat de tirer sur le manche et de reprendre le plan de vol qui nous ramène à la prospérité.
Philippe MEYER
philippe.meyer@premiairclassetv.com
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