Pour un retour des hydravions sur les lacs suisses


La législation fédérale est aujourd’hui très restrictive quant à l’utilisation d’hydravions sur nos lacs. Pourtant, en survolant rapidement la topologie de notre pays, nous ne pouvons que constater que la Suisse se prête particulièrement bien à l’activité des hydravions. En effet, nous possédons de nombreux grands lacs, y compris les deux plus grands d’Europe occidentale !

Malheureusement, les hydravions sont pratiquement inexistants en Suisse. Seuls quelques rares endroits, après beaucoup trop d’efforts administratifs, peuvent être autorisés pour des décollages et atterrissages sur l’eau.
Ces restrictions pouvaient se comprendre jusqu’à présent : en effet, les décollages et atterrissages en hydravion provoquent d’importantes nuisances sonores, ce qui n’est pas du goût des riverains de nos lacs, qu'ils soient d'espèce humaine ou animalière.

Mais aujourd’hui, le paradigme a changé. En effet, Harbour Air, la plus grande compagnie aérienne d'hydravions d'Amérique du Nord et magniX, une société qui développe des moteurs électriques, ont réussi un audacieux pari : effectuer le premier vol commercial d’un avion entièrement électrique au monde. L'ePlane, un DHC-2 Beaver modifié, transportant six passagers, propulsé par un nouveau moteur électrique magni500 de 560 kW, s’est envolé depuis le fleuve Fraser à Richmond, Vancouver, il y a quelques semaines.

Ce vol historique marque peut-être le début de la troisième ère de l'histoire de l’aviation - l'ère électrique. La magie de cette nouvelle ère est qu’elle rend l’aviation silencieuse ! L’homme pourra désormais voler comme l’oiseau, sans un bruit !

Suite à cette révolution technologique, il est désormais impératif d’assouplir la législation fédérale afin de permettre aux hydravions de reconquérir les lacs suisses ! Celle-ci doit s’inscrire dans une réglementation moderne qui permette à la pratique du vol en hydravion de se faire le plus facilement possible.
L’aspiration à redonner vie à cette forme d’aviation est dès lors légitime.

Je plaide ici pour l’hydravion nature, à la mode canadienne ou scandinave. En effet, comme le savent si bien ces pays, modèles en matière de politique environnementale, les hydravions n’abîment pas les fonds, ni ne causent de perturbation en surface. Et maintenant, chhhhut, nous pouvons encore ajouter qu’on ne les entend même plus…


Philippe MEYER

philippe.meyer@premiairclassetv.com
www.youtube.com/premiairclassetv

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Expérience passager : Genève Aéroport parmi les meilleurs d’Europe

EBACE : comment Genève a perdu sa vitrine internationale de l'aviation d'affaires

Réponse à l’association Climat Genève