L'aviation d'affaires est essentielle pour l'économie locale
La polémique sur l’impact
écologique perçu des jets d’affaires met en évidence la méconnaissance de ce
secteur d’activité, pourtant essentiel à l’attractivité de l’économie locale de
nombreuses régions plus éloignées des centres urbains.
Le rôle économique de l’aviation d’affaires revêt
une importance particulière pour certaines régions éloignées des grands centres
urbains. L’aviation d’affaires permet de développer les entreprises
locales, en Valais (aéroport de Sion), dans la Broye (aéroport de Payerne) ou à La Chaux-de-Fonds (aéroport des
Eplatures).
Sur ces aéroports, les vols d’affaires destinés principalement vers des
pays européens sont utilisés par des dirigeants et cadres d’entreprises
locales. Le gros de l’activité est lié à des PME de la région qui ont
besoin de se rendre dans des endroits peu accessibles en train. Cela permet aux
dirigeants de gagner du temps.
Avec 35’000 emplois générés par l’aviation d’affaires et plus de 180’000 mouvements en 2021, la Suisse représente l’un des premiers marchés en Europe, selon le dernier rapport de l’EBAA. Environ 80 % des vols d’affaires opérés en Suisse sont à vocation professionnelle, le reste étant réparti entre vols gouvernementaux, vols sanitaires et privés, d’après les chiffres de l’association.
La Suisse est une plaque tournante de l’Europe, c’est l’un des premiers pays en termes de mouvements d’aviation d’affaires. Il est crucial que le monde politique ne fasse pas d’amalgame.
Si l’aviation d’affaires, qui représente 10 % du trafic, ne génère que 0,04 % des émissions de CO2 au niveau mondial. La menace d’une régulation de l’aviation d’affaires fait craindre une perte d’attractivité pour les régions plus éloignées des centres urbains.
Vider les régions périphériques de leurs habitants et construire des mégacités de plusieurs millions d’habitants, est-ce vraiment une politique durable ? S’attaquer à l’aviation d’affaires : encore une fausse bonne idée aux conséquences désastreuses.
Philippe Meyer
(6) Philippe Meyer - YouTube

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