France: les conséquences inattendues des surtaxes sur l'aviation d'affaires
Le gouvernement français cherche à tout prix (quoi qu'il en coûte) à combler son déficit alarmant. De nouvelles taxes touchent ainsi pratiquement tous les secteurs, là où à priori, les effets n'ont pas de conséquences directes sur le commun des mortels. |
| Ainsi, la nouvelle surtaxe sur l'aviation d'affaires va peser 150 millions d’euros sur le secteur. "Les riches peuvent payer". C’est un fait, sauf que la grande majorité des utilisateurs de l’aviation d’affaires ne sont pas des riches, mais des professionnels qui travaillent. |
| En voici 2 exemples emblématiques: Des médecins font la navette, une fois par semaine, entre le Centre Hospitalier Universitaire de Dijon et l’hôpital de Nevers. Ils voyagent en DA-62, un bimoteur léger de 5 places bien serrées, loin du confort d’un jet. Mais pour permettre à des praticiens d’aller consulter dans les régions isolées et de faire l’aller-retour dans la journée, le DA62 est bien utile. |
| Si le Projet de loi de Finances 2025 est voté en l’état, sur chaque médecin, dans chaque sens, une taxe de 300 euros sera prélevée. Soit au total 1'800 euros qui au final seront payés par les collectivités locales. Pas sûr que le service aérien n’y survive. |
| Autre exemple : celui du transport de greffons pour le compte des hôpitaux parisiens. Ce sont entre 400 et 500 vols par an. A priori, le gouvernement à renoncer à les taxer. Ce n’est pas pour autant que cette mission vitale n’est pas remise en question. Elle représente, environ un tiers de l’activité de la compagnie qui a le contrat. Les deux autres tiers sont des vols classiques d’aviation d’affaires avec des passagers qui vont être surtaxés, à chaque vol. L’équilibre économique est rompu. Sans les passagers le jour, le transport des greffons n’est plus viable la nuit, ou alors à un autre tarif. |
| Ce sont deux exemples qui illustre une réalité. Qui sera encore là pour assumer les conséquences en cascade de ces décisions prises dans l’urgence, sans en mesurer leur impact ? Une question qui déborde largement le seul domaine de l’aéronautique. Philippe MEYER Philippe Meyer - YouTube |
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