Grève des contrôleurs aériens : l’heure de la responsabilité est venue
Les 3 et 4 juillet dernier, une minorité de contrôleurs aériens français — à peine 270 grévistes jeudi et 250 vendredi, sur plus de 3'500 — a paralysé une partie du ciel européen. Le résultat ? Catastrophique pour les usagers, pour l’économie, et pour la crédibilité d’un système incapable d’assurer un service public essentiel. En seulement deux jours, plus de 2'000 vols annulés rien qu’en France. Plus de 300'000 passagers cloués au sol au début des vacances scolaires, sans compter les milliers d’autres affectés à travers l’Europe. À Paris, jusqu’à 25 % du trafic supprim é , à Nice, 50 %. L’aviation d’affaires, quant à elle, entièrement sacrifiée. Le réseau européen a été lui aussi touché : 1'500 vols européens annulés, incapables de survoler un espace aérien devenu inopérant. Voilà pour les chiffres. Mais derrière eux, il y a les familles séparées, les projets annulés, les vacances gâchées. Il y a aussi les professionnels de l’aérien — agents au sol, pilotes...