L’aviation poursuit son envol et l’Asie prend le leadership de la croissance

Les États-Unis s'imposent à nouveau comme le plus grand marché aérien, avec 890,1 millions de passagers transportés en 2025. Une taille critique qui limite la croissance : la région enregistre une hausse de seulement 1,6 % par rapport à 2024. La Chine s'est classée au deuxième rang des marchés de passagers, avec 776,1 millions de passagers en 2025 (+4,8 %). Certains marchés asiatiques affichent une croissance solide comme le Kazakhstan (+40 %), l'Ouzbékistan (+16,9 %) ou encore le Vietnam (+14,8 %). Avec 60 millions de passagers transportés, la Suisse affiche quant à elle une croissance de 4 %. Le classement des liaisons aéroportuaires les plus fréquentées au monde est un autre indicateur qui illustre la croissance du trafic aérien en Asie. Avec 13,3 millions de passagers en transit en 2025, la liaison Jeju - Séoul domine ce tableau. Du Vietnam à la Chine, en passant par l'Inde, le top 10 des liaisons aéroportuaires les plus empruntées regroupe uniquement des hubs asiatiques. Quid des autres régions du monde ? En Afrique, la route Cap - Johannesburg était la plus fréquentée en 2025 avec 3,4 millions de voyageurs. En Amérique latine, 3,4 millions de passagers ont voyagé entre Medellín et Bogotá. En Europe, la liaison entre Palma et Barcelone a accueilli 2,1 millions de passagers. Et avec 2,2 millions de passagers en transit en 2025, la liaison New York - Los Angeles a été la route la plus prisée en Amérique du Nord. Les États-Unis ont conservé leur rang de premier marché aérien mondial en 2025 avec 890,1 millions de passagers. Le pays a toutefois enregistré la croissance la plus atone du top 10 mondial (+1,6%). Fort de 776,1 millions de voyageurs, le marché chinois a affiché de son côté une progression de 4,8%. Le Royaume-Uni (269,7 millions), l’Espagne et le Japon ont complété le peloton de tête du classement. D’après de multiples prévisions, la Chine devrait devenir le premier marché au cours des années 2030. Airbus, par exemple, estime qu’en 2045, le marché des vols intérieurs chinois devrait être d’environ un tiers plus grand que le marché des vols intérieurs américains. L’épicentre de la croissance a globalement basculé vers l’Asie. L’Asie-Pacifique a exercé une domination écrasante sur les liaisons les plus fréquentées. Les couloirs domestiques ont monopolisé le sommet du palmarès, dominé par l’axe sud-coréen Séoul-Jeju (13,3 millions de passagers) et deux lignes japonaises. En comparaison, l’Europe a culminé à 2,1 millions de voyageurs sur son corridor le plus dense, entre Barcelone et Palma de Majorque. L’Asie centrale a décollé spectaculairement. Le Kazakhstan (+40%) et l’Ouzbékistan (+16,9%) se sont imposés comme les marchés les plus véloces à l’échelle planétaire, suivis par un marché vietnamien particulièrement vigoureux (+14,8%). Le trafic de haute contribution a constitué un autre moteur de cette année. Avec 109,7 millions de passagers internationaux, le segment premium a signé une hausse annuelle de 4,5%. L’Europe a généré les plus gros volumes (39,7 millions de billets), mais l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient ont concentré la part la plus élevée de cette clientèle stratégique. L’Amérique latine a quant à elle réalisé une percée remarquée avec un bond de 22,1% de ses voyageurs haut de gamme. Dans les airs, le paysage s’est redessiné. Les mono-couloirs historiques, le Boeing 737 et l’Airbus A320, ont continué d’assurer l’essentiel des rotations. Le recours aux gros porteurs de nouvelle génération s’est cependant accéléré de manière fulgurante. Les vols en Boeing 787 et Airbus A350 ont respectivement bondi de 40,8% et 117,4% par rapport à 2019. Ces chiffres confirment surtout une réalité : le transport aérien est loin d’avoir atteint son plafond. Avec près de 890 millions de passagers aux États-Unis, 776 millions en Chine et près de 60 millions en Suisse, l’aviation continue de jouer un rôle essentiel dans la mobilité mondiale. Si la croissance ralentit dans les marchés les plus matures, elle s’accélère fortement dans les économies émergentes, notamment en Asie centrale et en Asie du Sud-Est. Le développement spectaculaire des liaisons asiatiques, la progression du segment premium et le retour en force des appareils long-courriers de nouvelle génération montrent que la demande aérienne évolue davantage qu’elle ne faiblit. L’enjeu n’est donc pas de freiner artificiellement cette croissance, mais de permettre au secteur de continuer à investir dans des avions plus efficaces, des infrastructures adaptées et de nouvelles solutions technologiques. L’aviation reste ainsi un formidable moteur de mobilité, de connectivité et de développement économique, et les chiffres de 2025 montrent que son avenir est loin d’être écrit. Philippe MEYER https://www.youtube.com/@philippemeyer9816

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