Voyages d’affaires : un moteur économique pour toute la Cité

Le voyage d’affaires est souvent considéré comme une dépense pour les entreprises. Pourtant, une étude de la Global Business Travel Association montre qu’il constitue aussi un puissant moteur pour les économies locales. En 2024, dans 25 grandes métropoles, les voyageurs d’affaires ont généré 178 milliards de dollars de dépenses directes, produisant 283 milliards de dollars d’activité économique, soutenant 1,4 million d’emplois et contribuant à hauteur de 93 milliards de dollars aux PIB locaux. L’étude mesure les retombées générées dans les destinations : hôtels, restaurants, transports, commerces, services et événements bénéficient directement ou indirectement de ces visiteurs. En moyenne, chaque dollar dépensé génère 1,59 dollar d’activité commerciale locale, 0,52 dollar de contribution au PIB et 0,31 dollar de recettes fiscales. New York arrive en tête avec 21,2 milliards de dollars de dépenses, devant Tokyo, Londres et Paris, qui atteint 13,6 milliards. Ces chiffres montrent que le voyage d’affaires fait fonctionner tout un écosystème économique. Un déplacement professionnel ne se limite pas au billet d’avion : il implique hébergement, restauration, transports, salles de conférence, événements et services. Une partie de ces dépenses se diffuse ensuite auprès des fournisseurs et de leurs collaborateurs. La situation genevoise illustre parfaitement cette mécanique. Genève est une économie profondément internationale, qui accueille multinationales, organisations internationales, diplomates, chercheurs, congressistes et visiteurs professionnels. En 2024, les 38 organisations internationales établies dans le canton employaient près de 29'000 personnes et ont organisé 4'256 réunions internationales réunissant 261'096 délégués ou experts. Le secteur des congrès constitue également un important vecteur de retombées : 31 nouveaux congrès associatifs ont été confirmés en 2024, représentant environ 27'000 participants et plus de 76'000 nuitées projetées. Genève Aéroport joue un rôle central dans cet écosystème. Selon une étude qui vient d’être publiée, les activités liées à la plateforme ont généré en 2024 environ 3,3 milliards de francs de valeur ajoutée et soutenu 21'930 emplois en équivalents plein temps. Près de 2 milliards de francs de cette valeur ajoutée bénéficient au canton de Genève. La connectivité est donc un facteur économique concret. Elle permet aux entreprises d’accéder rapidement à leurs marchés, facilite l’arrivée de talents et de visiteurs et renforce l’attractivité internationale du canton. Elle bénéficie à de nombreux secteurs : hôtellerie, restauration, commerce, services, événementiel et entreprises exportatrices. Pour Genève, dont une grande partie de l’activité repose sur les relations internationales, les déplacements professionnels restent essentiels. Le numérique remplace certaines réunions, mais il ne supprime pas le besoin de rencontres physiques pour négocier, développer un partenariat, participer à un congrès ou rencontrer un client. Le voyage d’affaires doit ainsi être considéré non seulement comme une consommation, mais aussi comme un investissement dans les relations économiques. Les voyageurs professionnels contribuent à faire fonctionner un vaste réseau d’entreprises et de services locaux. Les 283 milliards de dollars de retombées mesurés dans 25 métropoles montrent que les bénéfices du voyage d’affaires dépassent largement l’entreprise qui envoie son collaborateur en déplacement. Ils se diffusent dans toute la destination. Pour Genève, ville internationale par vocation et par économie, cette réalité est particulièrement tangible. Maintenir une connectivité performante constitue dès lors un élément important de son attractivité pour les entreprises, les talents, les congrès et les investissements. Philippe Meyer https://www.youtube.com/@philippemeyer9816

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