Articles

Au-delà du succès commercial du salon Ebace, la guerre de la communication

Image
Les terroristes qui ont envahi l'exposition statique du salon Ebace, mardi dernier à Genève, n’ont pas traversé l’Europe pour échanger avec les industriels. Pour eux,  la seule issue envisagée est la victoire par KO. Et l' ’occasion était trop belle de faire un nouveau coup d’éclat médiatique. Les forces de l’ordre qui empêchent des militants de s’enchainer à un train d’atterrissage avant d’un gros avions d’affaires ça paie toujours sur les réseaux sociaux. La veille de ces événements, la National Business Aviation Association (NBAA) avait réussi à réunir dans le parc des expos de Genève, sur un même plateau, six des sept principaux constructeurs de jets d’affaires. Un tour de force aux accents de mobilisation générale. Ces grands avionneurs ont énuméré les progrès techniques indéniables qu’ils ont réalisés ces dernières années pour rendre toujours plus performants et économes leurs avions, en insistant sur les gains en émission de CO2. Et ce n’est rien au regard de ce que rése...

L'aviation d'affaires est essentielle pour l'économie locale

Image
  La polémique sur l’impact écologique perçu des jets d’affaires met en évidence la méconnaissance de ce secteur d’activité, pourtant essentiel à l’attractivité de l’économie locale de nombreuses régions plus éloignées des centres urbains. Le rôle économique de l’aviation d’affaires revêt une importance particulière pour certaines régions éloignées des grands centres urbains. L’aviation d’affaires permet de développer les entreprises locales, en Valais (aéroport de Sion), dans la Broye (aéroport de Payerne) ou à La Chaux-de-Fonds (aéroport des Eplatures). Sur ces aéroports, les vols d’affaires destinés principalement vers des pays européens sont utilisés par des dirigeants et cadres d’entreprises locales.  Le gros de l’activité est lié à des PME de la région qui ont besoin de se rendre dans des endroits peu accessibles en train. Cela permet aux dirigeants de gagner du temps. Avec 35’000 emplois générés par l’aviation d’affaires et plus de 180’000...

Le trafic aérien: indicateur de prospérité

Image
Malgré un manque de personnel et des retards de livraison d'avions, le trafic aérien en février 2023 (mesuré en kilomètres-passagers payants, ou RPK) a augmenté de 55 % par rapport à février 2022. À l’échelle mondiale, le trafic représente maintenant 85 % du trafic de février 2019. Il faudra probablement attendre 2025 pour que la capacité mondiale des compagnies aériennes retrouve sa pleine forme. Les compagnies aériennes, qui espèrent mettre derrière elles des années de restrictions sanitaires, s’attendent à ce que la demande de voyages progresse encore et dépasse les niveaux de 2019 cette année, mais le manque d’avions pourrait freiner la croissance. Vous l’aurez probablement constaté, depuis la reprise de l’après COVID, le prix du billet d’avion a augmenté. Ce dernier pourrait encore subir des augmentations avant de redescendre. Divers facteurs contribuent à ces augmentations. Les transporteurs doivent combler en priorité les pertes subies durant le COVID, celles-ci ce chiff...

Bureau volant

Image
Pour un entrepreneur, faire un Genève – Poitiers en Pilatus PC-12, en compagnie de plusieurs collaborateurs, est une bonne utilisation du temps et de l'argent de l'entreprise. Sur certaines destinations desservies par une ligne aérienne, la décision peut également s'entendre. Un Cessna Citation Mustang peut faire gagner un temps précieux à ses passagers : ils décident de l'heure de départ et c'est l'avion qui les attend. En outre, ils bénéficient d'un cadre de travail où la confidentialité est assurée. D’autant plus qu’au Canada, Bombardier, dont les Challenger et Global sont appréciés de leurs clients, présente un projet Ecojet d'aile volante qui pourrait décarboner le secteur, en offrant une consommation considérablement diminuée. Réjouissons-nous d’en savoir plus dans quelques semaines au salon Ebace à Genève ! Philippe MEYER (17) Philippe Meyer - YouTube

Lettre à la Tribune de Genève suite à l'éditorial "L'aéroport doit décroître d'urgence"

Image
Madame, Monsieur, Je me permets de réagir à l'édito de votre édition du 23 mars: "L'aéroport doit décroître d'urgence" signé Rachad Armanios. Comment votre journaliste peut-il reprendre les conclusions de l'étude de Noé21 sans aucune recherche critique? Cette association n'est autre que le bras armé des Verts, qui, sous couvert d'une étiquette scientifique, publie régulièrement des études bien davantage teintées d'idéologie que de calculs scientifiques. Aucune des solutions émises dans ce rapport n'est réalisable et il suffit d'ouvrir un tant soit peu les yeux pour s'en rendre compte immédiatement. Tout d'abord rappeler que l'aviation n'est globalement responsable que de 2,5% des émissions globales de CO2. Brider notre aéroport n'engendrera donc aucun effet positif pour la planète mais des conséquences très graves pour la Genève Internationale et pour l'emploi. Si les Genevois se ruent en masse à l'aéroport pour ...

Le tourisme par avion sauve de nombreux pays : l’exemple de la Grèce

Image
Dans les sites touristiques grecs les plus courus, il faut chercher longtemps avant de trouver un lit de libre. La Grèce a définitivement tourné la page du ralentissement du tourisme dû à la pandémie. Pour l’année en cours, le pays s’attend à un nouveau record de voyageurs. Le pays, autrefois économiquement sinistré, résiste ainsi mieux que d’autres pays de l’UE. En effet, le tourisme par avion génère plus de 20% du produit intérieur brut grec. Une récession, comme celle qui pourrait menacer d’autres pays de l’UE en raison de la guerre en Ukraine et de la crise énergétique, devrait être épargnée aux Grecs grâce à l’afflux de vacanciers arrivés par avion. Les agences de notation et les banques internationales revoient donc désormais à la hausse leurs prévisions de croissance pour la Grèce. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les 14 principaux aéroports régionaux grecs ont accueilli plus de 5 millions de passagers rien qu'en juillet passé. Cela représente 15% de plus qu’en 2019,...

Le sens des réalités

Image
Mercredi 22 mars, c'est la pagaille aux gares de Genève et de Lausanne: suite à un accident de personne, plus aucun train ne circule durant plusieurs heures entre les deux principales villes romandes. L'occasion de se remémorer l'urgence de concrétiser le projet d'une 2e ligne ferroviaire entre Genève et Lausanne, seul itinéraire des CFF ne disposant pas d'un parcours alternatif. Alors que d'aucuns plaident pour le renforcement du transfert de nos déplacements de la route (ou de l'air pour d'autres itinéraires) vers le rail, ce projet reliant deux des principales villes suisses devrait être prioritaire. Il est d'autant plus étonnant de constater que ceux qui plaident le plus fortement pour que nos déplacements interurbains ne se fassent plus qu'en train sont les mêmes qui s'opposent à tout projet de nouvelles infrastructures ferroviaires d'importance. Où est la cohérence? On ne peut plaider à longueur d'année pour un mode de transport...