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La commande record d’Air India pour 540 avions reflète les nouveaux besoins de voyage du marché indien

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  Air India a annoncé son intention d’acquérir 540 avions en vue de dynamiser ses opérations domestiques et internationales. Le contrat conclu avec Air India le 14 février 2023 comprend 140 A320neo et 70 A321neo, 34 A350-1000 et six A350-900, 190 737 MAX (des -8 et des -10), 20 Dreamliner et 10 777X et des options sur 50 737 MAX et 20 787-9. Pour la compagnie indienne, ces commandes visent à moderniser et à étendre sa flotte qui entend offrir un service complet haut de gamme répondant à la demande croissante de la région. Au cours des dix prochaines années, l’Inde deviendra le pays le plus peuplé du monde. Son économie connaîtra la croissance la plus rapide des pays du G20 et une classe moyenne en plein essor dépensera davantage dans les voyages aériens. En conséquence, le trafic passager connaîtra une croissance rapide, y compris sur les marchés long-courriers vers les États-Unis, l’Europe et l’Asie-Pacifique qui peuvent être desservis par l’A350, le 787 ...

Ca plane au WEF

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Le World Economic Forum vient de se terminer à Davos. A cette occasion, nous avons eu droit à l’éternel et récurrent refrain journalistique sur l’usage des jets gouvernementaux lors d’un événement rassemblant de nombreux chefs d’Etat. Et bien je vous certifie qu’il est amené à se répété. En effet, au risque d’en décevoir plus d’un, il n’existe pas d’autres moyens de transport qui allient tous les critères requis pour les déplacements des ministres: discrétion, rapidité et sécurité. Analysons donc chacun d’eux rapidement: Discrétion: nous comptons sur nos chefs d’Etat pour qu’ils occupent leur temps à travailler avec leurs équipes. Or, les dossiers gouvernementaux étant pour la plupart confidentiels, on voit mal nos édiles discuter de ces sujets dans un train même peu fréquenté, encore moins dans un vol de ligne. Rapidité: pour se rendre aux réunions ministérielles, nous attendons de nos autorités qu’ils ne passent pas des heures, voire des jours dans le train. Ou même plusieurs heures ...

Vive la Reine!

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Mardi 31 janvier 2023, Boeing a livré le dernier 747 à la compagnie Atlas Air, mettant un terme à plus d’un demi-siècle d’une des plus remarquables aventures aéronautiques et industrielles. Le 747 partage une particularité unique avec le Concorde dont il est contemporain ; il est l’autre avion connu de tous, y compris par ceux non portés sur ce qui vole ! Il est l’avion qui a ouvert le ciel au monde entier. De la partie de pêche où Juan Trippe, le tout puissant boss de la PanAm, et Bill Allen, alors à la tête de Boeing, ont conclu leur accord tacite : «  un avion de 400 places ! Si tu le construits, je te l’achète  », «  un avion de 400 places ! Si tu l’achètes, je te le construis  » à la livraison du 1574e, c’est plus d’un demi-siècle d’histoires ! L’aventure du 747 s’est écrite devant les yeux d’un monde qui n’y a peut-être pas prêté l’attention qu’elle méritait. Imaginez : le Jumbo a volé pour la première fois le 9 février 1969, moins...

Voyages « bleisure » : une tendance à suivre

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  Les compagnies aériennes ont été particulièrement touchées par la pandémie. Les vols d'affaires, en particulier, ont été abandonnés au profit de réunions en ligne. Bien que les voyages d'affaires n'aient pas encore totalement repris, un nouveau segment vient soutenir l'industrie aérienne : le voyage "bleisure". Ce terme désigne un nouveau type de voyageur qui brouille les frontières entre les voyages d'affaires et de loisirs. Il peut s'agir de combiner un voyage personnel après un voyage d'affaires, ou de voyager quand bon vous semble grâce à des politiques flexibles de travail à domicile (ou de travail à la plage ou à la montagne). C'est une façon de voyager bien différente des tendances qui existaient avant 2020, mais que les compagnies aériennes accueillent avec enthousiasme. Ainsi, certains d’entre nous ne sont plus obligés d'avoir une vie professionnelle pendant cinq jours et une vie personnelle pendant deux jours, et de se rés...

Le tourisme, source de tous les maux?

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  Le tourisme est souvent présenté comme source de problèmes. Rarement comme apporteur de solutions. Qu’en est-il réellement ? Certains activistes écologistes souhaiteraient purement et simplement voir disparaitre le tourisme, d’autant qu’il exclut une partie de la population, la moins fortunée. L’immense majorité des Suisses veulent toujours voyager, mais nombre d’entre eux pas n’importe où et surtout pas n’importe comment. Sur ces questions, la nuance s’impose. Passons vite sur le voyage source de rapprochement des peuples, ainsi que sur l’enrichissement personnel qu’il apporte aux voyageurs, réel dans bien des cas mais très relatif quand on séjourne dans un club de vacances, même situé dans une destination exotique. Parlons d’abord des pays de destination. Le tourisme compte pour 10% du PIB mondial, pour 17% de celui du Portugal, 20% de ceux de la Thaïlande et de la Grèce, 37% de ceux des Canaries et du Cap Vert, 53% de celui des Maldives et 60% de celui de Sainte-L...

Les compagnies à bas coûts, grandes gagnantes du rebond du trafic aérien

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    Si 2022 a été l’année du grand rebond du transport aérien, elle a surtout été celui des compagnies à bas coûts européennes. Celles-ci ont non seulement été les moteurs de la reprise, qui a permis au trafic aérien européen de revenir à 85% de son niveau de 2019, mais elles ont aussi fait, pour la première fois, jeu égal avec les compagnies traditionnelles. De janvier à fin novembre, la part de marché des compagnies à bas coûts a représenté un tiers des vols dans l’espace aérien européen, contre un autre tiers pour les compagnies internationales traditionnelles. Le tiers restant étant généré par les compagnies régionales, les vols charters, l’aviation d’affaires et les vols cargo. En 2019, avant la crise, la proportion était de 35% pour les compagnies traditionnelles contre 30% pour les compagnies à bas coûts. Mais le redressement de ces dernières a été beaucoup plus rapide que celui des compagnies internationales fonctionnant avec « hub », pénalisées par le redresse...

Le grand défi du transport aérien

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Pour en arriver en 2023, le transport aérien a dû affronter d’immenses défis depuis sa création, après la deuxième guerre mondiale. La sécurité d’abord. Il fallait disposer d’appareils suffisamment fiables pour traverser les océans et se poser dans des conditions météorologiques dégradées en toute sécurité. Cela n’a pas été sans mal. Faut-il rappeler les déboires des premiers avions à réaction, les atterrissages ratés, les angoisses qu’ont dû traverser les passagers et les équipages lorsque les appareils perdaient progressivement l’usage de leurs moteurs pendant la traversée de l’Atlantique ? Mais tout cela est maintenant derrière nous et deux moteurs seulement suffisent à assurer la sécurité de vols transpacifiques. Le contrôle aérien est devenu très performant. La gestion d’un vol dans un espace aérien même non contrôlé est assurée par les guidages à l’aide des satellites, à tel point que la distance de séparation verticale des aéronefs a été divisée par deux. Alors que l’on craignai...